Œuvres originales où la tension émotionnelle s’exprime à travers l’anatomie et la couleur.
Onirique
Cette série explore des paysages façonnés par la mémoire et la perception, où la réalité commence à se transformer. Des lieux familiers se dissolvent en quelque chose d’incertain — suspendus entre présence et illusion.
Ce qui semble apaisé au premier regard porte une tension subtile. L’espace devient à la fois intime et distant, comme vu à travers le filtre du temps, de l’émotion ou du rêve.
La couleur et le mouvement ne décrivent pas un lieu tel qu’il est, mais évoquent la manière dont il est ressenti — entre reconnaissance et trouble.

Le rêve de la rivière Yerres
2026 · 46× 55 cm, huile sur toile Le rêve de la rivière Yerres est né d’une promenade le long de la Yerres, où le paysage a progressivement basculé vers quelque chose de plus intérieur et instable. La scène se construit entre deux espaces contrastés — un monde supérieur vibrant, presque incandescent, et une profondeur fluide en dessous. Un passage lumineux les relie, suggérant une transition plutôt qu’une frontière. Les branches traversent la surface, guidant le regard tout en retenant des fragments du réel. L’œuvre ne représente pas un lieu, mais un état — un moment suspendu, presque onirique, où la perception devient incertaine et le familier légèrement irréel.

Aurich : Traces de mémoire
2026 · 46 × 55 cm, huile sur toile Inspiré par des voies ferrées à Aurich, un lieu que je fréquentais enfant. Le paysage paraît familier, et pourtant quelque chose semble légèrement déplacé. Les rails semblent presque détachés, comme s’ils n’appartenaient plus tout à fait au sol qu’ils traversent. Cette peinture ne cherche pas à représenter un lieu tel qu’il est, mais tel qu’il est retenu — un souvenir façonné par le temps, la distance et l’émotion. Ce qui semblait stable devient incertain, presque onirique. Un paysage suspendu entre présence et mémoire.

Chapel of Anxiety
2025 · 100 × 100 cm, acrylique sur toile Dans cette œuvre, une chapelle spectrale émerge d’une mer de bleus profonds et de ciels agités. La structure, à la fois sacrée et inquiétante, semble se dissoudre dans son environnement, comme si le poids des peurs indicibles et des mémoires collectives avait commencé à ronger ses murs. Des coulées de cramoisi se mêlent au bleu éthéré, suggérant des blessures invisibles et un deuil ancien. Ce tableau reflète la tension entre sanctuaire intérieur et angoisse suffocante — un lieu destiné au réconfort, mais désormais chargé de l’énergie de l’anxiété. Il saisit cette dualité entre sacré et malaise, où beauté et trouble coexistent.